Congé de naissance : un trimestre de retraite validé
Le congé supplémentaire de naissance, ouvert depuis le 1er juillet 2026, compte pour la retraite. La CNAV vient d’en préciser les règles.

Photo: CFE-CGC
De quel congé parle-t-on ?
Après un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, chaque parent peut désormais prendre un congé supplémentaire de naissance d’un ou de deux mois, à son choix. Le contrat de travail est alors suspendu, ce qui a des conséquences sur la carrière, et donc sur la retraite.
Ce congé ouvre-t-il des droits à la retraite ?
Oui. Selon la circulaire 2026-28 de la CNAV, un trimestre est validé dès que le congé indemnisé atteint au moins 58 jours, consécutifs ou non. Il est rattaché à l’année civile du 58e jour. Comme le congé ne dépasse pas deux mois, il permet de valider un trimestre au maximum.
Que change ce trimestre pour ma pension ?
Il s’agit d’un trimestre « assimilé » : validé sans cotisation, comme pour une période de maladie ou de chômage. Il compte dans la durée d’assurance, ce qui aide à se rapprocher du taux plein et à réduire une éventuelle décote. Il est aussi pris en compte pour le minimum contributif et pour la retraite progressive.
Quelles sont ses limites ?
Ce trimestre ne compte pas comme un trimestre cotisé. Il ne génère donc pas de surcote, même s’il peut aider à atteindre le taux plein. Il n’est pas retenu non plus pour la retraite anticipée pour carrière longue ni pour celle des travailleurs handicapés.
Deux points méritent aussi votre attention :
- aucun salaire n’est reporté sur votre relevé pour la période du congé. L’année concernée peut donc afficher un revenu plus faible, ce qui compte si elle fait partie de vos meilleures années ;
- on ne peut pas valider plus de quatre trimestres par an. Si vos cotisations vous en assurent déjà quatre cette année-là, le congé n’apporte rien de plus.









